5385 R Montpellier (de) (2003, 476).
Dans La Revue héraldique et onomastique, 1929, p. 131, Edmond Niffle-Anciaux déclare avoir dressé une généalogie de cette famille remontant à Thomas Servais, mais il ne l’a pas publiée ensuite. René Goffin reprend cette affirmation – sans la démontrer – dans sa notice Servais (à la fasce), parue dans les Généalogies nivelloises, 3e partie, p. 144 (Annales de la Société archéologique et folklorique de Nivelles et du Brabant Wallon, t. 18, 1959).
Grâce au fonds Huart, on peut établir les filiations suivantes.
I. Thomas Servais, prêtre, qui eut de sa liaison avec Magdelaine (de) Damas:
II. Maître Jean ou Vespasien Servais dit de Montpellier, chirurgien (son surnom lui viendrait de l’École de Chirurgie de cette ville, à ne pas confondre avec son université qui formait des médecins), légitimé par son père en 1505 (Archives départementales du Nord, Lille, série B, chambre des comptes de Lille, B 1716), reçu bourgeois de Namur le 12 octobre 1498 (AEN, Cour de Namur, Transports, registre 32, f° 206: Jehan Servaix dit Waspasien demourant en la Hoefville empres Namur), mort le 11 juillet 1532 et inhumé dans le cloître du couvent des Récollets à Namur (actuelle église Notre-Dame) sous une pierre armoriée. Son épouse, Marie Caillet, était déjà morte en août 1531.
Maistre Jehan Vespasien dit de Montpellier est cité le 26 novembre 1515 à l’échevinage de Bouvignes (AEN, reg. 4, f° 274). En août 1502, il achète cinq bonniers de bois à la Marlagne (AGR, Lille, carton 1986-87). Le 19 août 1517, Jehan Servais dit de Montpellier, chirurgien, obtint la condamnation de Toussaint Jonart (AEN, Conseil provincial, Sentences, reg. 1517-1525, f° 11). Une autre sentence fut prononcée le 15 mai 1531, dans une affaire opposant demoiselle Pérone de Glynden (Gelinden) à maistre Jean Servais, qui avait donné des soins à Laurent, fils de l’appelante, lequel mourut de ses blessures (AEN, Conseil provincial, Sentences, reg. 1525-1534, f° 128). Il est encore cité à Namur en 1521, 1522, 1524, 1529 et 1530. Ses enfants en ordre inconnu étaient:
1°) Jacques Servais, cité avec son père le 13 octobre 1524 (AEN, Conseil provincial, Sentences, reg. 1517-1525, f° 294) et le 5 décembre 1527 (ibidem, reg. 1525-1529, f° 106v°). Le 4 novembre 1525, il est dit Honesthomme Jacque fils légittisme de maistre Jehan Servais dit de Montpellier (AEN, échevinage Houdoumont, Jallet, carton 5).
2°) Jehenne Servais, citée le 4 juin 1532 avec son mari Pir Comynes (AEN, Plaid du château, reg. 547, f° 137v° et f° 138).
3°) Loys Servais, cité le 23 janvier 1534 (ibidem, f° 176).
4°) Agnès Servais dite de Montpellier, épouse de Jean Duppenghiesser (?) (AEN, Cour foncière Notre-Dame, Transport 1557-1565, f° 44v°) et veuve de Jehan Aymond (le même?) en 1562 (AEN, Transport1562-1564, f° 156v°).
5°) Godefroy, qui suit.
III. Godefroy Servais, cité le 28 août 1531 avec son père (AEN, Conseil provincial, Sentences, reg. 1529-1534, f° 140), cité chirurgien à Dinant le 27 octobre 1542.
Une génération manque ici, vraisemblablement.
V. Jean de Montpellier, bourgeois de Châtelet, adresse une requête en juin 1618 (AEN, Conseil provincial, Requêtes, 1618). Son fils Nicolas est baptisé à Châtelet le 26 septembre 1601 et y décède le 4 décembre 1654. Il aurait épousé Catherine Cramme, fille d’un potier de Châtelet, avec laquelle il aurait testé le 11 juin 1596, devant le notaire Cornet. Il pourrait être le père de:
VI. Pierre Montpellier, mort à Châtelet le 2 novembre 1643, bourgeois et marchand de fer à Châtelet, qui épouse en 1625 Jeanne (de) Rouillon dite Castaigne, morte le 26 juin 1667. Sa fille aînée, Catherine, est baptisée à Châtelet le 29 octobre 1627.
VII. Jean Montpellier, seigneur d’Yvoir, maître de forges, baptisé à Châtelet le 15 février 1634, reçu bourgeois de Namur le 20 août 1667, époux d’Anne Rigau, puis de Marie de Halloy.
VIII. Jean de Montpellier, seigneur d’Yvoir, maître de forges, chambellan héréditaire du comté de Namur, baptisé à Namur le 27 mars 1679, qui épouse en 1714 Jeanne-Françoise de Bilquin.
IX. Charles-Alexis-Gaspard de Montpellier (1717-1789), seigneur d’Annevoie, Rouillon, Ambressin, Ambresmaux, châtelain et bailli de Montaigle, chambellan héréditaire de la province de Namur, le créateur des jardins d’Annevoie et l’auteur de tous les porteurs actuels du nom.
En conclusion, le lien entre les Servais et les Montpellier est probable, mais non prouvé. La consultation du testament des époux Montpellier-Cramme en 1596 serait fort utile pour confirmer cette hypothèse.
J.-F. H.
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