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Réponse(s) à la question 5395

 

5395 R T’Serclaes-Mesemacre (2004, 79).

Curieusement, l’EPN, 1998, t. II, pp. 215-219, a placé deux maisons T’Serclaes sous une seule rubrique. D’où de fâcheux amalgames dans les diplômes anciens, la bibliographie et la généalogie.

La première maison T’Serclaes, éteinte en 1881, y occupe une partie des pp. 216-217, la seconde, issue des Mesemacre, tout le reste. Ces deux maisons, qui ont des ancêtres et une ancienneté distincts, l’une T’Serclaes et l’autre Mesemacre, ne peuvent être confondues, ni figurer sous un titre commun. C’est pourquoi Janssens et Duerloo leur ont consacré, six ans plus tôt déjà, deux articles indépendants dans leur Armorial, t. III, pp. 480-483. Suivant une même logique, le Geneal. Handbuch des Adels, Adelslexicon, t. XIII, 2002, a distingué les T’Serclaes, pp. 303-304 (avec une bibliographie riche en ouvrages allemands inconnus de l’EPN) des T’Serclaes (1709), pp. 304-305.

Le modus operandi utilisé pour justifier une «transmission des noms, titre et armes» par voie féminine, alors que le nom n’était pas éteint, ni en voie de l’être, génère encore à présent plus d’une question restée sans réponse (voir Le Parchemin, 2001, p. 391). Il n’en reste pas moins que tous les T’Serclaes actuels sont bien d’authentiques descendants des Mesemacre et que leur statut social a été officialisé chez nous en 1838 et en 1847 (reconnaissance de noblesse et du titre de baron), en Prusse en 1851 (titre personnel de comte et adjonction des nom et armes des comtes von Hallberg) et à Rome en 1899 et 1903 (titre personnel de princesse et prince romain par Léon XIII).

DIPLÔME ANCIEN (Mesemacre): 3 août 1672: anoblissement de Gil-Augustin de Mesemacre par la reine régente Anne-Marie.

BIBLIOGRAPHIE (Mesemacre): J. van den Leene, Le théâtre de la Noblesse du Brabant, 1705, partie III, cahier 29, pp. 6-7; Azevedo, Généalogie van der Noot, 1771, pp.14-16, 79-81, 141 et 264-266; Généalogie Coloma, 1777, pp. 291-293 et 347-348; Gotha, Gräflicher Haüser, 1836-1890; ANB, 1848, pp. 212-218; Goethals, Dictionnaire, 1852, t. IV, pp. 917-940; Vander Heyden, Nobiliaire, 1853, pp. 111-115; Poplimont, La Belgique héraldique, 1867, t. XI, pp. 62-82; Herckenrode, Nobiliaire, 1868, t. III, pp. 1359-1364, et t. IV, p. 1783; Libro d’Oro della Nobilta Italiana, 1910-1919; Janssens et Duerloo, Armorial, 1992, t. II, p. 757; Adelslexicon, cité ci-avant.

À ma connaissance, aucune étude sérieuse de ces Mesemacre n’a vu le jour depuis la sortie du Dictionnaire de Goethals (générations VI-XII, 1571-1836) en 1852. Si vous avez des doutes quant à l’authenticité du lien entre les générations VI et VII, vous pourriez visiter les sources et les R.P. bruxellois sur microfilms aux AVB.

G.H.K.

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