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Réponse(s) à la question 5447

5447 R Armoiries à indentifier (2005, 396, 477).

En complément à ma réponse précédente concernant l’identification des armoiries figurant sur un disque en dinanderie, je me suis hasardé à tenter de les identifier.

Cette série de disques ornés de scènes de triomphes militaires, à la manière des ancilia antiques dédiés au dieu Mars, doivent avoir été faits en l’honneur d’un chef de guerre important, j’ai pensé à un Wallenstein, un Tilly, un Spinola, un Montecuccoli, un prince Eugène de Savoie, un Maximilien-Emmanuel de Bavière. La tradition qui voudrait que ces armes soient celles d’un gouverneur des Pays-Bas restreignait le choix au deux derniers, car tant le prince Eugène de Savoie que Maximilien-Emmanuel de Bavière ont été gouverneurs généraux des Pays-Bas.

L’écu de gauche est bien celui de Savoie, mais le prince Eugène, dont la mère était Olympe Mancini, ne s’étant pas allié, ces armes d’alliance ne se comprennent pas.

Il restait donc Maximilien-Emmanuel. L’écu de droite: parti, au 1 losangé de vingt et une pièces d’argent et d’azur, au 2 à un lion, est bien Bavière ancien. Toutefois, son épouse ayant été successivement une Habsbourg puis une Sobieska, ces armes d’alliance ne se comprennent pas non plus. Par contre, elles correspondent très bien avec celles des parents de Maximilien-Emmanuel, celui-ci étant le fils de Ferdinand-Marie de Bavière (1636-1679) et de Henriette-Adélaïde de Savoie. Dans ce cas, m’objecterez-vous, l’écu de l’épouse Savoie devrait se trouver à droite et celui de Bavière à gauche.

Mais il ne faut pas oublier que dans les ouvrages où l’artisan doit exécuter son travail à l’envers, comme dans la tapisserie, la gravure et ici, la dinanderie, il arrive très souvent que par facilité ou par erreur il omette de travailler «en miroir». Cela se rencontre parfois même chez de très grands graveurs où l’on trouve une inscription écrite de droite à gauche.

Un indice montre que c’est peut-être bien le cas. En effet, le cimier dans les armoiries d’alliance est celui du mari, or, ici, le cimier est le lion de Bavière figurant dans l’écu de droite, qui est donc bien celui du mari.

A.V.D.

 

5447 R Armoiries à identifier (2005, 396).

Je possède un disque semblable, en dinanderie, représentant une scène de camp militaire avec combat de lansquenets. Ce disque est orné des mêmes armoiries que celles publiées, la croix latine y étant plus large. Celles-ci pourraient être celles d’un gouverneur espagnol des Pays-Bas.

Ce disque semble être du XVIIe siècle mais, comme il n’existe pas (encore) d’ouvrages de référence sérieux et exhaustifs concernant le travail de nos dinandiers, je ne peux pas le dater avec précision. Il pourrait s’agir d’une production de l’époque romantique qui a connu une certaine renaissance de la dinanderie. Dans ce cas, il n’est pas impossible que ces armoiries soient purement décoratives et donc fantaisistes et que ce disque ait été exécuté en série d’après un modèle réel ou imaginaire.

A.V.D.

 

5447 R Armoiries à identifier (2005, 396).

Ayant continué mes recherches concernant les armes ornant deux ronds ou boucliers de cuivre, j’ai découvert ce qui suit: les armes sont celles d’un descendant (le dernier?) de la branche fixée en Franche-Comté, Antoine-Éléonore, comte de Bousies de Chanvan, ° 1767, † après 1826, chevalier de Saint-Louis et de Saint-Georges (ordre de Franche-Comté), époux (vers 1799) de Pierrette-Charlotte de Scey, sœur du marquis de Scey-Montbéliard. Les Scey portaient de vair et écartelaient avec Montbéliard de sable au lion d’or accompagné de neuf croisettes recroisettées au pied fiché du même (ici en parti et les croisettes ne sont pas apparentes vu la difficulté de les représenter). La question qui se pose maintenant: que viennent faire ces boucliers en Belgique, la branche étant essentiellement française et le comte de Bousies n’ayant eu qu’une fille morte à Paris, non mariée, à l’âge de vingt-deux ans?

D. de K.

 

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