5456 R Senzeilles (de) (2005, 475).
La filiation proposée par l’abbé A. Soupart (Les seigneurs ... Senzeilles, 1997, p. 12), d’après Villermont, demanderait effectivement à être confirmée; le document résumé ci-dessous me semble apporter l’amorce d’une autre solution: Messire Alard (II) de Senzeilles, sire de Soumoy, dans son testament du mercredi devant la Saint Siméon et Saint Jude 1415, présenté après sa mort le 20 décembre de la même année, fait mention, entre autres personnages, de son frère Henri, écuyer, exécuteur testamentaire, de Jean, exécuteur testamentaire, demeurant à Chimay, fils de feu Gilles, de mgr (Jean) sire de Senzeilles et d’Erquelinnes, et de son frère Oste, d’un (autre) Jean de Senzeilles et de son frère Oste (A.E. Liège, fonds Lannoy-Clervaux, n° 260).
Conclusions provisoires:
– Jean de Senzeilles, sgr de Daussois en partie, mort après le 9 février 1457 (sur cette branche, voir A. Soupart, Les Seigneurs de Daussois, in Cahiers cerfontainois, n° 115, dact., 1999, pp. 30 et 36, note 32, corrigeant sur ce point, d’après mes renseignements, son étude précédente), doit peut-être s’identifier au Jean, fils de feu Gilles, l’un des exécuteurs testamentaires d’Alard, sire de Soumoy en 1415.
– Faute de mieux, je serais tenté de confondre ce Gilles décédé avant 1415, avec celui auquel A. Soupart (Les seigneurs ... Senzeilles, 1997, p. 11), attribue pour épouse Béatrice de la Glizeule, mais pour seuls enfants trois filles (deux d’entre elles, Jeanne x Robert de Bourlers et Catherine x Jean Hugne sont évoquées avec plus de précisions par M. Belvaux, in Le Parchemin, 2002, p. 336, notes 7 et 11).
– Le père de Gilles doit être son homonyme, époux de Marie de Gothem: en effet, on connaît un Gilles de Senzeilles x Marie de Gothem, vivant dans la seconde moitié du XIVe siècle, dont au moins deux fils, Jacques – et non Jean – et Gilles, cités en novembre 1386 (U. Berlière, Recherches ... Gosselies, t. I, Maredsous, 1922, p. 166, & J. de Hemricourt, œuvres ..., t. II, Bruxelles, 1925, p. 226, tabl. Gothem). Cependant, l’ascendance plus lointaine de ce rameau et son rattachement à la branche aînée nécessiteraient à mon sens davantage de preuves documentaires et de références (à cet égard, l’abbé Soupart, p. 9, reprend toujours Villermont qui ne s’appuie, lui, que sur un simple tableau généalogique ancien).
Th. d’O.
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